
Le 17 février 2026, La Croix publiait un article sur la disparition progressive de certains médicaments essentiels en France, en s’intéressant notamment aux conséquences pour la psychiatrie.
Pour le professeur Pierre-Michel Llorca, chef du service de psychiatrie au CHU de Clermont-Ferrand et directeur des soins de la Fondation FondaMental, ces arrêts de commercialisation ont des conséquences importantes pour les patients et les soignants.
Le psychiatre s’inquiète notamment de la disparition de certains anciens antidépresseurs à base d’inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO), efficaces pour certaines formes de dépressions résistantes, mais aussi des pénuries de lithium, traitement de référence pour les troubles bipolaires.
Il rappelle que tous les médicaments d’une même classe ne sont pas interchangeables : chaque molécule a son mode d’action spécifique, rendant les substitutions complexes.


