
La psychiatrie de précision au cœur des nouvelles avancées scientifiques
Les 25 et 26 juin 2026, la Fondation FondaMental et le programme français de recherche en psychiatrie de précision PEPR PROPSY, copiloté par l’Inserm et le CNRS (financement France 2030), prendront part aux Journées Neurosciences Psychiatrie Neurologie (JNPN), organisées au Palais des Congrès de Paris autour du thème « Le cerveau en partage ».
À cette occasion, chercheurs et cliniciens mettront en lumière trois avancées majeures : l’identification des psychoses auto-immunes, l’impact des facteurs environnementaux sur la santé mentale et le potentiel de l’intelligence artificielle appliquée à la recherche.
Trois temps forts à ne pas manquer
Jeudi 25 juin – 9h30 : « IA et bases de données multimodales : vers une psychiatrie personnalisée »
Organisée par la Fondation FondaMental et le PEPR PROPSY sous la présidence de Laurent Boyer, professeur de santé publique et directeur du CEReSS à Aix-Marseille Université, cette session explorera l’impact de l’intelligence artificielle dans la recherche en psychiatrie.
Grâce à l’intelligence artificielle, les chercheurs peuvent désormais analyser des ensembles de données très vastes et très variées : données cliniques, biologiques, génétiques, d’imagerie cérébrale ou encore numériques. Cela devrait permettre, à terme, de mieux comprendre les maladies psychiatriques, mais aussi de prédire leur évolution dans le temps, afin d’améliorer la prise en charge des patients.
Jeudi 25 juin – 11h15 : « Psychoses auto-immunes : évidences et perspectives »
Dans cette keynote, le neuroscientifique Laurent Groc (CNRS / Université de Bordeaux), lauréat 2026 du Prix Precision Mind sur les biomarqueurs en psychiatrie avec Belinda Lennox et Adam Al-Diwani (Université d’Oxford, Royaume-Uni), présentera les avancées les plus récentes sur les psychoses auto-immunes, un exemple d’avancée majeure dans le domaine de la psychiatrie de précision.
Ces travaux ont permis l’identification d’auto-anticorps dirigés contre les récepteurs aux neurotransmetteurs, identifiables dans le sang, et retrouvés au cours de différents tableaux cliniques souvent sévères et résistants. Les mécanismes d’action de ces auto-anticorps au niveau synaptique ont été décrits, les outils diagnostiques sont en train d’être développés, et un essai thérapeutique (TIM-Depist) est en cours en France.
Vendredi 26 juin à 16h00 : « Environnement et troubles psychiatriques : quid des expositions physiques ? »
Présidée par Baptiste Pignon, professeur de psychiatrie à l’AP-HP (UPEC, Inserm, AP-HP, GHU Henri Mondor de Créteil), cette session abordera un sujet en plein essor : le rôle de l’environnement dans le développement des troubles psychiatriques.
Pollution atmosphérique, contaminants chimiques, infections virales ou dérèglement climatique : de nombreuses études montrent aujourd’hui que ces facteurs pourraient influencer le développement cérébral et augmenter la vulnérabilité à certains troubles mentaux.


