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HEC s'engage - Déstigmatiser la schizophrénie

Publié : 16 juillet 2019

Des étudiantes en Master Développement durable & Innovation sociétale à HEC ont conçu un programme de sensibilisation à la schizophrénie auprès des étudiants, primé dans le cadre de leur formation. Retours sur expérience.

 

Olivia, Ana-Maria, Camille et Amanda sont quatre jeunes femmes engagées. Elles ont choisi, dans le cadre du programme «Have a cause, Have an impact» au sein de leur Master, de lutter contre les préjugés qui entourent la schizophrénie.

Pour ce faire, elles ont évalué, grâce à une enquête, le niveau de connaissance et de stigmatisation de la maladie chez des étudiants en école de commerce. Leur objectif était de comparer deux stratégies d’information et de déstigmatisation afin d’évaluer la plus efficace.

Les 134 étudiants participant à l’enquête ont été exposés soit à un film didactique s’appuyant sur des faits chiffrés présentant la maladie, soit à un film de témoignages d’un pair-aidant et d’un jeune patient, réalisé avec la complicité de l’équipe C3R du Centre hospitalier Alpes-Isère, également labellisée Centre Expert FondaMental.

L’analyse des résultats a démontré un bénéfice net des deux films sur le niveau de connaissance et la réduction des idées reçues ; le témoignage s’est toutefois révélé plus efficace. Ainsi, l’information s’impose comme un levier fort pour faire reculer les préjugés.

 

Lauréat du programme «Have a cause, have an impact», leur projet a été primé par le jury.

Pourquoi avoir choisi le sujet de la psychiatrie ?

> Olivia: C’est un sujet très important mais on en parle trop peu. Souvent, la psychiatrie est vue comme un sujet tabou alors qu’il nous concerne tous. C’est particulièrement vrai pour la population étudiante : c’est à ce moment-là que les jeunes adultes souffrent le plus en termes de stress ; c’est aussi à cet âge-là que l’on peut développer les symptômes de maladies mentales. C’est important d’en avoir conscience et de pouvoir les reconnaître afin d’agir le plus tôt possible et de faciliter le rétablissement.

Que retenez-vous de cette expérience ?

> Ana: Les similitudes entre nous et les personnes qui vivent avec une schizophrénie nous ont tout particulièrement touchées, surtout lorsqu’il s’agit de la façon dont nous gérons nos vies et faisons face au stress et autres émotions au quotidien. Nous avons aussi compris qu’il est essentiel de ne pas marquer une différence entre “nous” et “eux.” Nous sommes tous humains et nous réagissons à nos problèmes de manière assez similaire. Nous essayons tous de nous en sortir, de donner un sens à notre vie.

Quelle suite souhaitez-vous donner à votre projet ?

> Camille: Ce projet fut définitivement le plus passionnant de notre année. Nous avons obtenu de nouvelles réponses au questionnaire de notre étude ; cela nous enchante car nous souhaitions aller plus loin. Nous avons donc prévu d’effectuer de nouvelles analyses et de rédiger un rapport scientifique plus complet avec l’aide du Dr. Julien Dubreucq (C3R de Grenoble) d’ici la fin de l’été prochain. L’aboutissement de ce projet ne marquera pas la fin de notre engagement à cette cause. Nous espérons sincèrement que cette première étude au sein des écoles de commerce déclenchera de nouvelles initiatives de recherche ainsi que le développement de structures permettant de sensibiliser les leaders et managers des entreprises de demain.

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