
Sciences et Avenir | La frontière mouvante entre neurologie et psychiatrie
Le 3 janvier 2026, Sciences et Avenir se penchait sur l’évolution des relations entre neurologie et psychiatrie, deux disciplines longtemps considérées comme distinctes, l’une s’intéressant aux maladies du cerveau avec lésions visibles, l’autre aux maladies psychiatriques sans lésions identifiables.
Les avancées de la recherche montrent aujourd’hui que certains troubles psychiatriques, comme la dépression ou la schizophrénie, s’accompagnent d’anomalies cérébrales mesurables. L’identification de biomarqueurs comme des signes d’inflammation ou des variations de certaines molécules permet ainsi de mieux comprendre ces troubles et de personnaliser les traitements. Des outils venus de la neurologie - stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS), stimulation cérébrale profonde (SCP) – sont également entrés dans l’arsenal thérapeutique de la psychiatrie.
Selon le Pr Pierre-Michel Llorca, psychiatre, chef de service au CHU de Clermont-Ferrand et membre de la Fondation FondaMental, ce rapprochement entre neurologie et psychiatrie est essentiel pour mieux comprendre les maladies du cerveau dans leur ensemble, affiner les diagnostics et améliorer la prise en charge des patients.


