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L’imagerie cérébrale : une piste pour aider au diagnostic et à la compréhension des TSA ?

Publié : 13 février 2019

Conduite par plusieurs équipes de recherche (Fondation FondaMental, Inserm, Neuropsin et Hôpitaux universitaires Henri Mondor AP-HP), une étude d’imagerie s’est intéressée à l’anatomie cérébrale des personnes avec TSA.

 

Publiés dans Journal of Autism and Developmental Disorders, ces travaux se distinguent par le choix de populations adultes comme par la méthodologie de réplication sur deux échantillons différents de population (il existe en effet beaucoup de résultats non répliqués en imagerie). Ils s’inscrivent dans une littérature suggérant que l’imagerie par IRM structurale (qui permet d’étudier la structure du cerveau) permettrait de mettre en évidence des anomalies susceptibles, à terme, de servir de biomarqueurs dans l’autisme afin de fournir une aide au diagnostic pour les cliniciens.

En effet, la neuroanatomie de l’autisme est très étudiée chez les enfants mais beaucoup moins chez les adultes. Pour cela, la morphologie des différentes régions du cerveau de sujets souffrant d’autisme était comparée à des sujets témoins grâce à des IRM cérébrales. Préalablement conduite dans un grand échantillon américain, cette étude a étérépliquée dans un échantillon de patients et de sujets témoins recrutés à l’hôpital Henri Mondor (Créteil) et participant au programme scientifique InFoR-Autism, soutenu par l’Institut Roche.

Une anomalie de l’épaisseur du cerveau social dans l’autisme

Les résultats montraient une diminution d’épaisseur chez les adultes avec autisme dans la région du cortex cingulaire antérieur. Cette diminution d’épaisseur était retrouvée à la fois dans l'échantillon américain et dans l’échantillon français. Le cortex cingulaire antérieur est bien connu pour être impliqué dans le cerveau social, notamment dans la compréhension des émotions de son interlocuteur.

L’importance des études anatomiques

Cette étude démontre l’intérêt de s’intéresser à la morphologie des différentes régions cérébrales chez les personnes avec TSA. La mise en évidence d’anomalies anatomiques pourrait à terme servir de biomarqueur des TSA susceptibles de faciliter les diagnostics d’autisme mais également de faire progresser la compréhension des mécanismes et dysfonctionnements impliqués.

Dr Charles Laïdi 
(Neurospin, APHP, HU Henri Mondor), premier auteur de l'étude.

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Réf : Journal of Autism and Developmental Disorders, Decreased Cortical Thickness in the Anterior Cingulate Cortex in Adults with Autism,  Charles Laidi  et al.
 

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