Les troubles bipolaires

Anciennement appelés troubles maniaco-dépressifs, les troubles bipolaires sont une pathologie sévère qui touche entre 1 et 4% de la population.

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Les troubles bipolaires, complexes et diagnostiqués trop tardivement

Alternant phases d’excitation et de dépression, les troubles bipolaires concernent entre 1 et 2,5 % de la population. Des réponses thérapeutiques adaptées existent aujourd’hui mais les patients souffrent principalement de retard de diagnostic et d’un risque de mortalité précoce.

Les troubles bipolaires, au 6ème rang mondial des handicaps

Maladie mentale chronique, les troubles bipolaires touchent entre 1 et 2,5 % de la population, soit entre 650 000  et 1 650 000 personnes en France. Ils apparaissent majoritairement entre 15 et 25 ans et persistent toute la vie. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), les placent au 6ème rang mondial des handicaps, les malades présentant une espérance de vie réduite de 10 ans en moyenne par rapport à la population générale. Les épisodes dépressifs peuvent fréquemment déboucher sur des tentatives de suicide : 20% des patients bipolaires non traités décèdent par suicide. Par ailleurs, les troubles bipolaires s’accompagnent d’une forte comorbidité, c’est-à-dire que d’autres troubles se greffent à la maladie (alcoolisme, diabète, dysthyroïdie, etc.), faisant par exemple encourir aux patients le risque de succomber à d’autres pathologies, une maladie cardio-vasculaire par exemple. Enfin, les conduites à risque (sexualité, addictions, dépenses) sont fréquentes et associées au handicap.

Comment diagnostiquer les troubles bipolaires?

Le cycle infernal des épisodes d’euphorie et de dépression

Si la bipolarité suscite depuis peu un regain d’attention des médias et du grand public, elle n’a rien de récent. Autrefois identifiée sous le terme de psychose maniaco-dépressive, on lui préfère désormais le qualificatif de troubles bipolaires en raison de la diversité des formes qu’elle peut adopter. Les troubles de l’humeur qui la caractérisent se manifestent par l’alternance de phases euphoriques (ou maniaques) et de phases dépressives. La durée des épisodes peut varier de quelques jours à quelques semaines ou mois. Connaître l’intensité et la durée de ces épisodes aigus, et identifier les symptômes qui accompagnent la maladie est essentiel pour déterminer la forme de bipolarité dont souffre le patient.

Au quotidien, des symptômes invalidants

La bipolarité est une maladie contraignante, affectant la vie quotidienne. Elle peut concerner différents domaines comme les facultés cognitives - en perturbant la mémoire, l’attention ou encore les fonctions exécutives des malades -, le sommeil - une insomnie sans fatigue peut être le signe d’un épisode maniaque - ou encore se manifester à travers une fatigue excessive. Elle se caractérise également par l’impossibilité de pouvoir gérer ses émotions, et cette hyperréactivité émotionnelle s’incarne dans des comportements irritables, colériques. Elle peut aussi donner lieu à des troubles anxieux.

Un retard de diagnostic alarmant

Mais c’est le retard de diagnostic qui pénalise le plus les patients. On estime à 10 ans en moyenne le temps écoulé entre un premier épisode et l’instauration d’un traitement adapté. Ce décalage s’explique par la méconnaissance de la maladie de la part des médecins, qui associent souvent les symptômes de la bipolarité à ceux de la dépression. Si bien qu’actuellement, 40 % des dépressifs pourraient en réalité souffrir de bipolarité sans être diagnostiqués.

 

D’où viennent les troubles bipolaires ?

Les troubles bipolaires sont des maladies psychiatriques à hérédité complexe, c’est-à-dire qu’ils mêlent facteurs génétiques et facteurs environnementaux. Si la génétique pèse pour 60 % dans l’origine des troubles, ceux-ci ne se déclenchent qu’en interaction avec un ou plusieurs facteurs environnementaux.

Les troubles bipolaires peuvent survenir chez n’importe quel individu. Il existe cependant une forte vulnérabilité génétique chez les patients concernés, comme l’ont démontré les études menées. Ainsi, le risque de développer des troubles bipolaires s’élève à 10 % environ pour un enfant dont l’un des parents souffre de la maladie. Si les deux parents sont touchés, ce risque se hisse à 30 %.

La génétique et les troubles bipolaires

Le stress en première ligne

Parmi les facteurs environnementaux capables de révéler cette vulnérabilité génétique, le stress occupe une place importante et découle généralement d’épisodes de vie douloureux. Des facteurs très précoces tels qu’une naissance prématurée ou un accouchement difficile peuvent impacter le neuro-développement du bébé et contribuent à cette vulnérabilité. Plus tard, des stress liés à des violences physiques, émotionnelles ou sexuelles suscitent des effets similaires. Ainsi, des traumatismes tels que des abus dans l’enfance, le décès d’un proche, la perte d’un emploi ou un examen sont susceptibles de favoriser la survenue des troubles bipolaires. Sans oublier les drogues et excitants comme le cannabis ou l’alcool qui opèrent comme des catalyseurs de la maladie.

L’influence des rythmes de vie et des saisons

Certains facteurs d’ordre biologique jouent également un rôle dans la maladie. Des troubles du sommeil - insomnies, hypersomnies - peuvent créer un déséquilibre des rythmes journaliers, également appelés rythmes circadiens. Non seulement ces altérations sont amplifiées lors des épisodes aigus mais elles prédisent les rechutes des patients. Les personnes atteintes de troubles bipolaires présentent aussi une plus grande vulnérabilité à l’effet des saisons. Ainsi, en hiver, les risques de développer une dépression sont accrus. De façon plus générale, toute source de perturbation des rythmes comme le travail de nuit, un voyage avec décalage horaire, un accouchement ou un syndrome de post-partum peuvent influencer le cours de la maladie maniaco-dépressive.

La piste immuno-inflammatoire

Par ailleurs, de récents travaux ont révélé que les patients bipolaires présentaient des taux élevés de certains marqueurs immunitaires et/ou inflammatoires. Ce processus inflammatoire peut s’expliquer par des infections contractées particulièrement tôt dans la vie, pendant la grossesse ou en période périnatale. En cause notamment certaines infections virales comme l’herpès, ou parasitaires comme la toxoplasmose.

Tous ces facteurs d’ordre génétique, biologique, psychologique ou environnemental sont impliqués de façon variable selon l’histoire personnelle de chaque individu, faisant du développement de la maladie et de la prise en charge qui en résulte des cas uniques.
 

Comment soigne-t-on les troubles bipolaires ?

Les troubles bipolaires sont particulièrement handicapants. Il existe pourtant des traitements thérapeutiques efficaces pour en atténuer le fardeau et rendre le quotidien plus supportable.

On ne guérit pas d’un trouble bipolaire : c’est une maladie chronique au long cours. Pour autant, les traitements actuels permettent de réduire très fortement les symptômes de la maladie. Plus le trouble est diagnostiqué tôt, plus les chances de rétablissement sont élevées. La prise en charge des troubles bipolaires repose sur trois piliers : les médicaments, les psychothérapies et le respect d’une bonne hygiène de vie.

Habitudes de vies et troubles bipolaires

Les thymorégulateurs en prévention des récidives

Parmi les médicaments, les stabilisateurs de l’humeur - également appelés thymorégulateurs - sont les plus souvent prescrits. Ils permettent de réduire la durée, la fréquence et l’intensité des épisodes aigus tout en régulant les intervalles entre deux épisodes. Leur efficacité est mesurée au bout de six mois minimum.

Le plus ancien et le plus efficace des thymorégulateurs est le lithium (sels de lithium). Entre 25 et 50% des patients bénéficient de ce traitement, considéré comme le meilleur régulateur de l’humeur. C’est également l’unique médicament effectif dans la prévention contre le suicide. Seul bémol, les sels de lithium entraînent parfois des effets secondaires incommodants comme le dérèglement de la thyroïde ou de la fonction filtrante des reins.

Des antiépileptiques ou antipsychotiques en première intention

C’est pour cela que les médecins privilégient souvent les traitements à base d’antiépileptiques ou d’antipsychotiques dits « atypiques ». Considérés comme des stabilisateurs efficaces de l’humeur, ils sont cependant moins bien tolérés sur le plan cognitif. Pour choisir lequel de ces trois groupes de médicaments ils doivent prescrire, les médecins s’appuient sur l’histoire de chaque individu, sur ses symptômes et sur l’évolution de la maladie, favorisant ainsi une approche personnalisée des traitements.

La psychothérapie et l’éducation thérapeutique en relais

Par ailleurs, les patients peuvent trouver du soutien auprès de psychothérapeutes. Différentes formes de psychothérapies (TCC, thérapie familiale, thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux, etc.) sont proposées, capables d’améliorer les déficits cognitifs et d’alléger le quotidien grâce à une meilleure appréhension des épisodes aigus. De la même façon, l’éducation thérapeutique est recommandée. Elle aide le patient à détecter les signes et symptômes annonciateurs de rechute. Par ailleurs, elle joue un rôle actif dans la réduction des risques, à travers une meilleure gestion au quotidien des facteurs de stress mais aussi  l’adoption d’un mode de vie plus équilibré (avoir un sommeil de qualité et régulier, faire de l’exercice et observer une alimentation saine).

À quoi sert la recherche sur les troubles bipolaires ?

Des mécanismes physiopathologiques aux nouvelles voies thérapeutiques, en passant par les marqueurs biologiques, la recherche sur les troubles bipolaires explore de nombreuses pistes.

Comme pour les maladies cardio-vasculaires ou le cancer, qui ont vu les progrès de la recherche améliorer considérablement le pronostic des patients, le développement de nouveaux marqueurs biologiques et l’étude de facteurs de risques environnementaux devraient améliorer l’identification de sous-groupes de patients plus homogènes qui bénéficieront de stratégies thérapeutiques personnalisées.

Vers l’identification de marqueurs biologiques

Génétique, immunologie, imagerie cérébrale sont autant de domaines qui devraient conduire, à plus ou moins brève échéance, au développement de nouveaux outils diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques. Par exemple, des études ont permis d’identifier de nombreux marqueurs génétiques. Egalement, les techniques d’imagerie cérébrale, à travers l’étude de l’anatomie et du fonctionnement du cerveau, ont permis de détecter des anomalies dans certaines zones comme l’amygdale ou l’hippocampe, impliquées dans le traitement des émotions, chez les patients bipolaires même stabilisés. En poursuivant ces pistes, les chercheurs espèrent non seulement identifier des marqueurs biologiques pouvant aider au diagnostic du trouble bipolaire mais aussi anticiper le développement de la maladie chez les familles concernées.

Remédiation neuropsychologique et fonctionnelle

Les troubles bipolaires peuvent, si on n’en freine pas l’évolution, entraîner des difficultés de fonctionnement neuropsychologique chez 30 à 50 % des patients. Des dysfonctionnements de la mémoire, des fonctions exécutives, mais aussi de l’attention ont été observés. Ces atteintes ont pour conséquence de dégrader la qualité de vie des patients et de perturber leur vie sociale. Pour améliorer le fonctionnement cognitif des patients, il est nécessaire de proposer une prise en charge spécifique. Des travaux de recherche ont permis de tester l’efficacité de groupes de remédiation cognitive. Cette thérapie, adaptée au profil cognitif des patients bipolaires, contribue à une réelle amélioration de leur quotidien.

Les apports de l’immunologie

Les travaux de recherche ont également dévoilé un risque accru de comorbidités en cas de trouble bipolaire, c’est-à-dire le risque de développer des maladies physiques au cours de l’évolution du trouble bipolaire. Ces pathologies, plus souvent associées au trouble bipolaire que la population générale, concernent les maladies cardio-vasculaires, le syndrome métabolique (hypertension, diabète, etc.) et les maladies auto-immunes. Ainsi, 20 % des patients bipolaires souffrent d’un syndrome métabolique, soit deux fois plus que dans la population générale. Les anomalies immuno-inflammatoires expliqueraient en partie ces associations, en raison de dysfonctionnements du système immunitaire révélées par des facteurs environnementaux (exposition à des infections ou à des traumatismes sévères pendant l’enfance).

Le rôle de l'inflammation dans les troubles bipolaires

Vers un mode de vie plus sain

Pour lutter contre ce phénomène, un dépistage automatique est indispensable, tout comme une prise en charge individualisée et un changement de mode de vie (alimentation, exercices physiques, sommeil régulier, etc.). C’est à cette même conclusion que sont arrivées les études menées sur l’existence d’anomalies du sommeil et sur le déséquilibre veille-sommeil dans le trouble bipolaire. Alors que plus de huit patients sur dix en rémission déplorent une mauvaise qualité du sommeil, les médecins peuvent proposer un accompagnement pour conduire le patient vers une vie plus régulière, plus saine et moins stressante.

En savoir plus

Associations de référence sur les troubles bipolaires, lignes d'écoute, forums de discussion, aide juridique, sites d'informations, ouvrages médicaux de vulgarisation ou oeuvres littéraires et cinématographiques, nous vous proposons références et contacts pour aller plus loin.

Aides associatives et informations
Ecoute et soutien téléphonique
Aides juridiques
Ressources bibliographiques
Oeuvres littéraires
Pour les plus jeunes
Filmographie
Démarches artistiques

Aides associatives et informations

Associations spécialisées sur les troubles bipolaires

  • Argos 2001 : Association de malades atteints de troubles bipolaires et de leurs proches, qui a pour but d’aider à mieux gérer les difficultés liées à cette maladie.
  • Bicycle : Association d'aide aux familles d'enfants et d'adolescents ayant un trouble de l'humeur (Hypersensibilité - Cyclothymie - Bipolarité).
  • Etoile Bipolaire : Association venant en aide aux personnes souffrant de troubles bipolaires, ainsi qu’à leurs proches.
  • Icebergs : Association gérée par des personnes atteintes de troubles bipolaires ou maniaco-dépressifs pour des personnes atteintes des mêmes troubles. Icebergs est structuré autour d’un GEM (groupe d’entraide mutuelle). Il s’agit d’une structure originale regroupant un  collectif de personnes souffrant de la même maladie.

Autres sites d’information sur les troubles bipolaires

  • Bipotes, le forum de discussion des bipolaires       
  • Bipolaire info : Site d’information à destination des parents d’enfants bipolaires.
  • Bipolaire.org : Site d’information sur la bipolarité.
  • Revivre : Organisme québécois sans but lucratif venant en aide aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires.

Associations généralistes

  • Unafam : Association reconnue d’utilité publique qui accueille, soutient et informe les familles confrontées aux troubles psychiques d’un des leurs.
  • FNAPSY : Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie.
  • Psycom : le Psycom est un organisme public d'information, de formation et de lutte contre la stigmatisation en santé mentale. Il aide à mieux comprendre les troubles psychiques, leurs traitements et l’organisation des soins psychiatriques. Il propose documents d'information, actions de sensibilisation et formations.
  • France Dépression :  Association de patients ayant pour but de soutenir les personnes souffrant de troubles dépressifs ou bipolaires, ainsi que leur entourage.
  • Œuvre Falret : Association qui accompagne les personnes souffrant de troubles psychiques, pour leur permettre une vie épanouie.
  • Phare Enfants-Parents : Association engagée dans la lutte contre le mal-être et la prévention du suicide des jeunes.

Ecoute et soutien téléphonique

  • Ecoute-famille – Unafam : 01 42 63 03 03. Du lundi au vendredi de 9h à 13h, et de 14h à 18h, des psychologues répondent aux proches des personnes souffrant d’un trouble psychique.
  • Croix Rouge écoute : 0 800 858 858. De 10h à 22h en semaine, de 12h à 18h le week-end, service de soutien psychologique pour toute personne ressentant le besoin de parler.
  • Fil Santé Jeunes: 0 800 235 236. Tous les jours de 9h à 23h, des professionnels de santé à la disposition des jeunes pour les informer et les conseiller.
  • Phare Enfants-Parents : 01 43 46 00 62 du lundi au vendredi, de 10h à 17h. Association engagée dans la lutte contre le mal-être et la prévention du suicide des jeunes.
  • SOS Amitiés : Association qui propose des écoutes anonymes pour mettre des mots sur la souffrance vécue et pouvoir prendre du recul. Consulter le site Internet pour trouver le n° local.
  • SOS Suicide Phénix : 01 40 44 46 45
  • Suicide Ecoute : 01 45 39 40 00
  • La Porte Ouverte : Association qui propose un espace de parole et d’écoute, dans une démarche de soutien psychologique. Consulter le site Internet pour trouver le n° local.

Aides juridiques et informations sur les droits

  • CISS : Collectif inter-associatif sur la santé. Informations pour les patients et usagers du système de santé.
  • Ligne Santé Infos Droits : 01 53 62 40 30   Lundi, mercredi, vendredi : 14h-18h    Mardi, jeudi : 14h-20h
  • Psycom - Connaître ses droits       
  • Ariane-Paris :  Association délivrant des informations juridiques aux familles confrontées aux souffrances et difficultés occasionnées par des maladies psychiques.
  • Défenseur des droits
  • Droits d’urgence
  • FNAT : Fédération Nationale des Associations Tutélaires
  • Handicap.fr : Aide et défense des personnes atteintes d’un handicap

Ressources bibliographiques

Ressources bibliographiques dédiées aux troubles bipolaires

Les ressources bibliographiques ci-dessous ne sont pas exhaustives. Entre guide pratique, information sur la maladie et témoignages, ces références vous permettront d'aller plus loin à travers une première approche.

  • Devenir expert de son trouble bipolaire, par le Pr F. Bellivier et Pr PM. Llorca, éditions Tempo Médical 2016 : un manuel qui aide le patient et ses proches à mieux comprendre, mieux décider et mieux préparer sa « boite à outils » personnelle.
  • Savoir pour guérir: les troubles bipolaires, par le Dr Pierre Alexis Geoffroy: L’ouvrage du Dr Pierre Alexis Geoffroy met à la disposition des patients et de leurs proches, les explications nécessaires à la compréhension du modèle médical appliqué aux troubles bipolaires. Ce parti pris vise également à modifier les représentations de la maladie et de ses traitements. Conçu autour des questions qui reviennent le plus souvent au cours des consultations, voilà, une boîte à outils qui permettra de mieux comprendre et donc de mieux agir.
  • Mon humeur enfin stable, par C Gindre et F Sorbara, éditions PUF: J’en ai assez de passer de « Superman » à « Super mal ». Ressentir, vouloir, décider, aimer : tout dépend de l’humeur ! Lunatique, soupe au lait, ou réel trouble bipolaire ? Votre humeur s’éclaircit et s’assombrit au gré des saisons. Lorsqu’elle se dérègle, c’est toute la vie qui est affectée. Spécialisés dans les troubles de l’humeur, nous vous proposons de vous accompagner vers un mieux être pour un mieux vivre. Ce guide, destiné à tous, vous aidera à mieux comprendre et réguler votre humeur. Stabilisez vos émotions à l’aide d’outils concrets : auto-évaluations, tests, courbes d’humeur…Vous avez « des hauts et des bas », vous vous posez des questions : ce Psychoguide a été écrit pour vous !
  • Troubles psychiques, la parole aux familles, Collectif (Unafam) : Recueil de témoignages de proches souffrant de troubles psychiques. Pour partager l’expérience, pour faire comprendre la nécessité de ne pas rester isolé et démuni.
  • Apprendre à vivre avec des troubles bipolaires, Collectif Unafam: Guide à l’usage des patients et de leurs proches. Disponible en téléchargement.
  • Maniaco-dépressif – L’Histoire de Pierre, Prs M.C. Hardy-Bayle et P Hardy, éditions Odile Jacob : Un patient et son médecin racontent chacun, par chapitre alterné, son côté de l’histoire. Le cas de Pierre contribue à mieux faire comprendre la maladie, ce que ressent le patient et comment son psychiatre agit.
  • Vivre avec des hauts et des bas, Dr C. Gay et J.A. Genermont, éditions J’ai Lu : Ecrit à deux voix, ce livre entrecroise le récit de la profonde souffrance du patient, et la réponse médicale qui fait comprendre les objectifs du traitement. Des conseils précieux pour vivre et vaincre la maladie au quotidien.
  • La maladie bipolaire expliquée aux souffrants, aux parents et aux proches, Dr R. Giachetti, éditions Odile Jacob : Ce livre au ton rassurant explique toutes les données scientifiques et pratiques nécessaires pour comprendre le trouble bipolaire, et surtout pour qu’il n’empêche pas une vie heureuse et féconde.
  • Les troubles bipolaires, Marc Masson, éditions PUF : Au plus près des dernières avancées scientifiques, le docteur Marc Masson livre ici, à la lumière de son expérience clinique, une synthèse sur l’origine et les principales manifestations des troubles bipolaires, qui touchent en France plus d’un million de personnes. Avec les témoignages de Véronique Dufief, Gérard Garouste et Danielle Steel.
  • Manuel de psychoéducation - Troubles bipolaires, Christian Gay et Marianne Colombani, éditions Dunod : La psychoéducation propose aux patients un accompagnement personnalisé visant à améliorer le suivi thérapeutique et la qualité de vie. Ce manuel présente 15 séances de psychoéducation clefs en main pour stabiliser la maladie.

Ressources bibliographiques généralistes sur les maladies mentales

  • L’indispensable, Collectif Unafam : Guide à l’intention des membres de l’entourage d’une personne atteinte de maladie mentale.
  • Guérir la souffrance psychique, Pr JP. Olié, éditions Odile Jacob: Guérir la souffrance psychique est devenu possible car d’immenses progrès ont été réalisés au cours de ces dernières années dans les traitements.
  • Retrouver l’espoir. Abécédaire de psychiatrie positive, Pr. A. Pelissolo, éditions Odile jacob : La psychiatrie positive, c’est une nouvelle compréhension des souffrances psychiques et une approche ouverte, optimiste, du soin. « Avec ce livre, j’aimerais redonner espoir à tous ceux qui souffrent, chaque jour, d’anxiété, de dépression, de troubles de l’humeur, de psychoses, d’addictions. » Professeur Antoine Pelissolo.

Oeuvres littéraires

Vous trouverez ci-après une sélection non exhaustive de romans, d'essais, de témoignages ou de BD qui abordent le sujet des troubles bipolaires de façon directe ou indirecte. Ces oeuvres offrent un regard subjectif sur la maladie.

  • Roman : Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan, éditions Livre de Poche : Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et du silence. Prix Renaudot des lycéens 2011, Prix du roman Fnac 2011, Prix roman France Télévisions 2011, Grand prix des lectrices de Elle 2012.
  • Roman-témoignage : L’intranquille, Gérard Garouste éditions Livre de Poche : Un livre qui a la puissance d’un roman, traversé par l’antisémitisme, les secrets de famille, l’art, la folie et l’amour. Un autoportrait bouleversant.
  • Témoignage: Qui suis-je quand je ne suis pas moi?, Agathe Lenoël, éditions Odile Jacob :  Personne ne peut soupçonner que je suis bipolaire. Un matin, j’ai surgi de mon lit, comme un ressort, mue par un désir irrésistible de raconter mon histoire, pour dire au monde cette détresse et cette joie mêlées que procure la bipolarité. Un témoignage unique sur une maladie toujours aussi mal comprise : la bipolarité.
  • Essai - Témoignage : J’ai choisi la vie. Etre bipolaire et s’en sortir, Marie Alvery et Hélène Gabert, éditions Payot : Hélène et Marie sont bipolaires. Malgré une existence douloureuse, elles sont épanouies, actives, mariées et chacune mère de deux enfants. Ce livre est le récit de leur combat. Un magnifique témoignage de courage et d'espoir.
  • BD : Journal d’une bipolaire, Emile Guillon et Patrice Guillon, éditions La boîte à Bulles : Entre euphories passagères, expérimentations diverses et rechutes brutales, Camille tente de retrouver une vie de jeune femme normale.
  • BD : Goupil ou face, de Lou Lubie, éditions Vraoum : Un ouvrage de vulgarisation scientifique qui se nourrit de l’expérience personnelle de l’auteur pour dresser le portrait plein d’humour et de sensibilité d’un trouble psychiatrique encore largement méconnu.
  • BD : Une case en moins -La Dépression, Michel-Ange et moi, Ellen Forney, éditions Delcourt : À l'âge de 30 ans, Ellen Forney est diagnostiquée bipolaire chronique. Elle enchaîne des périodes d'euphorie créatrice avec de longs moments de dépression. Elle s'en sort. Une case en moins est le récit de cette guérison, entre les séances de psychothérapie et l'exercice de la bande dessinée comme forme originale de thérapie... Oui, il peut être salutaire de passer par la case BD.

Pour les plus jeunes

Quelques références pour accompagner les enfants et les aider à mieux comprendre la maladie d'un proche.

  • Petite-Oursonne et son papa, Claire Frossard, éditions Unafam : Livre destiné aux enfants dont un parent souffre de troubles psychiques.
  • D'un soleil à l'autre, Aurélie Marchal: "Ce livre raconte l'histoire d'une petite fille qui souffre terriblement de la maladie de sa mère, atteinte d'un trouble psychiatrique, qui n'est pas en mesure de lui apporter la tendresse, l'affection, le soin dont on a tous besoin."
  • Des jours blancs, Natacha Sicaud, éditions Rouergue : Lalou est une petite fille qui vit seule avec sa maman, belle et fragile comme un papillon, qui certains jours prend des cachets et reste au lit. L’auteur a su inventer une voix poétique et enfantine pour traiter de la dépression d’une mère.
  • Tous nos jours parfaits, Jennifer Niven, éditions Gallimard : Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut de la tour du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases d’éveil où il déborde d’énergie. Un livre à partir de 14 ans.

Filmographie

De nombreux films ou séries mettent en scène des personnages souffrant de troubles bipolaires. La maladie y tient parfois une place centrale, parfois plus anecdotique. Ci-après quelques références d'oeuvres documentaires ou de fiction qui proposent un regard personnel sur la maladie et ses conséquences pour les personnes qui en sont atteintes.

  • Documentaire : Avec des hauts et des bas. Une vie dite de maniaco-dépressive, de Thomas Gill et Birgitta Schülte.   
  • Documentaire : Humeur liquide. Etre(s) bipolaires, de Rodolphe et Laurence Viermont. Pour en savoir plus.
  • Documentaire : Etoile bipolaire, de Caterina Profili, diffusé sur Arte - 2014. Voir le teaser.
  • Fiction : Une femme sous influence    Film de John Cassavetes – 1974, avec Peter Falk
  • Fiction : The Hours    Film de Stephen Daldry – 2002, avec Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep

Démarches artistiques

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    Les missions déployées par la Fondation FondaMental sont assurées par une équipe salariée pluridisciplinaire organisée en différents services.

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    La gouvernance de la Fondation FondaMental est composée de plusieurs instances consultatives, décisionnelles et opérationnelles. Elles valident les grandes orientations stratégiques de la fondation et sont garantes des valeurs qui ont présidé à sa création.

Vos interlocuteurs

Les associations de patients et de malades sont des interlocuteurs de premier plan pour apporter information et écoute aux familles ainsi qu'aux personnes souffrant de troubles bipolaires. Les Centres Experts FondaMental sont des plateformes de soin et de recherche : les rendez-vous s'obtiennent sur adressage médical seulement.

ARGOS 2001

L'association ARGOS 2001 est animée par des personnes atteintes de troubles bipolaires et des proches. Parmi ses missions, elle organise des réunions d’information et des conférences pour les patients et leurs proches, elle anime des groupes de paroles réguliers, elle tient une permanence téléphonique à l'écoute de tous et participe à des colloques sur la santé mentale et le handicap.

Les centres experts fondamental

Hébergés au sein de services hospitaliers ou de cliniques et répartis sur tout le territoire, nos 37 Centres Experts sont structurés en 4 réseaux dédiés à la schizophrénie, aux troubles bipolaires, à la dépression résistante et à l’autisme de haut niveau. Spécialisés dans l'évaluation, le diagnostic et l'aide à la prise en charge, ils réunissent des équipes pluridisciplinaires qui utilisent les mêmes standards d'évaluation par pathologie.